« L'attaque cérébrale touche les personnes de tous âges »

 

« L'attaque cérébrale est une des maladies les plus graves qui existent »

 

« L'attaque cérébrale est une urgence »

 

« L'attaque cérébrale peut être prévenue et guérie »
 

« Vous devez connaître les symptômes d'alerte de l'attaque cérébrale »

 

« Symptôme d'attaque cérébrale : il n'y a pas une minute à perdre »

 

« Chaque minute compte »

 

« Chaque minute perdue c'est 4 millions de neurones détruits »

 

« Hypertension et prévention de l'attaque cérébrale : chaque millimètre de mercure compte »

 

 
Juin 2009 Version imprimable Suggérer par mail

  

Editorial

L’attaque cérébrale est bien connue pour être la première cause de handicap et la deuxième cause de démence. Mais d’autres symptômes sont fréquents et moins bien connus du public. Par exemple, après un AVC la dépression est fréquente, elle peut toucher jusqu’à 1 personne sur deux. D’autre part, une fatigue permanente, une irritabilité, des troubles de la mémoire consécutifs à un manque de concentration peuvent faire croire à l’entourage à un changement de caractère. Prévenir les patients que ces symptômes sont liés à l’attaque cérébrale est primordial. Le dépistage d’une dépression ou d’un autre trouble intellectuel permettra une prise en charge spécifique avec un impact positif sur la récupération.

L'équipe d'attaquecerebrale.org

 


L’EXAMEN NEUROPSYCHOLOGIQUE

*    Qu’est-ce que la neuropsychologie ?
C’est une discipline carrefour entre la Psychologie, la Neurologie et les Neurosciences qui permet de comprendre les opérations mentales que le cerveau est capable de réaliser.

Notre cerveau est l’organe qui permet la mise en œuvre de nos nombreuses fonctions intellectuelles. Au quotidien, l’expression visible de cette mise en œuvre est notre comportement orienté vers un but précis et adapté aux situations dans lesquelles nous nous trouvons.

*    Conséquences d’un Accident Vasculaire Cérébral :

Dans un tel contexte, la survenue d’un accident vasculaire cérébral provoquera l’enchaînement suivant :

Une lésion ayant endommagé le cerveau provoquera une déficience d’une ou plusieurs fonction(s) intellectuelle(s). Par conséquent des troubles du comportement apparaissent. Le fonctionnement du cerveau n’est plus adapté aux situations rencontrées et aux buts que nous cherchons à atteindre en raison de troubles de la mémoire, du calcul ou de la concentration par exemple.

*    L’examen neuropsychologique :

Chaque zone cérébrale est spécialisée dans la réalisation de fonctions intellectuelles précises. Après l’attaque cérébrale, l’examen neuropsychologique permet d’évaluer les fonctions intellectuelles dont le fonctionnement dépend de la zone cérébrale atteinte.
Cette évaluation revêt deux caractéristiques complémentaires :
- l’une qualitative, qui détermine les aspects de chaque fonction intellectuelle altérée,
- l’autre quantitative. Elle correspond à la sévérité du déficit de chaque fonction.

En pratique, l’examen se présente sous la forme de passations d’épreuves. Chacune d’elle aborde de façon spécifique et unitaire une fonction cognitive (c’est-à-dire intellectuelle). Les performances mises en évidence sont ensuite comparées à des normes qui constituent une référence de base.

*    Utilité
Le profil des troubles cognitifs ainsi dégagé constitue alors une aide importante dans la prise en charge du patient atteint une attaque cérébrale. Il contribue à l’établissement du diagnostic et peut influencer la prescription médicamenteuse effectuée par le neurologue.
L’examen neuropsychologique permet l’établissement d’un programme de rééducation des fonctions intellectuelles en vue de renforcer, sauvegarder ou rétablir l’autonomie intellectuelle du patient.
Dans ce cadre, il servira de référence dans des décisions telles que : la reprise de travail (temps partiel, plein temps), la mise en place de protection juridique du patient (sauvegarde de justice, curatelle, tutelle), l’autorisation ou contre-indication relative à la conduite automobile…

Dans le cadre d’un suivi du patient, un examen neuropsychologique comparatif peut-être est effectué à distance (plusieurs mois d’intervalle) pour connaître l’évolution du profil et réajuster ou arrêter la prise en charge cognitive selon la progression observée.

Eric Jurion neuropsychologue, Hôpital Bichat-Claude bernard, Paris 

 

Actu : 

Le CISS, Collectif Interassociatif Sur la Santé a présenté le 25 mai 2009 son action contre le refus de soins.  Le CISS a réalisé une enquête qui analyse la situation dans trois domaines : la prise en charge de malades bénéficiaires de la CMU-C par les médecins spécialistes libéraux, l'aide sociale à l'enfance et le signalement des refus de soins auprès des caisses primaires d'assurance maladie. Les résultats peuvent être consultés sur le site du CISS : http://www.leciss.org/