Infarctus cérébral : TRANSITOIRE OU CONSTITUÉ // AIT OU AIC

AIT : Infarctus cérébral transitoire
AIC : Infarctus cérébral constitué

infarctus cérébral transitoire (AIT)
Accident ischémique rétinien ou cérébral transitoire (AIT)

L’accident ischémique transitoire ou AIT, est dû à l’occlusion transitoire par un caillot d’une Artère cérébrale. Quand l’artère cérébrale est bouchée,  la circulation du sang est bloquée, empêchant l’irrigation du cerveau, entraînant ainsi une perte des fonctions cérébrales : une  paralysie, une perte du language ou de la vue. Dans le cas de l’AIT, l’artère se débouche spontanément et rapidement (car le caillot s’est dissout). L’irrigation est rapidement rétablie, la paralysie, la perte du language ou la perte de la vue disparait. Classiquement les symptômes disparaissent en moins de 24 heures, mais le plus souvent il ne dure que quelques minutes voire quelques secondes.

ATTENTION : le risque est la survenue d’un infarctus cérébral cette fois définitif. Ne négligez pas ces signes transitoires et consultez IMMEDIATEMENT un médecin.
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Quels sont les symptômes ?

La caractéristique du symptôme d’alerte est sa survenue SOUDAINE. Il y en a 5. Cela peut être, pendant quelques secondes, ou quelques minutes :

1- Perte de la force d’un bras, ou d’une jambe, ou de la moitié de la face, ou de la totalité d’un côté du corps
2- Dans le langage, une difficulté SOUDAINE à trouver les mots ou à les exprimer [ce qui est différent du trouble chronique à trouver les mots de la personne âgée] : cela perturbe la phrase qui peut être incompréhensible pour l’entourage, ou les mots sont totalement transformés
3- Perte de la sensibilité d’un bras, ou d’une jambe, ou de la face, ou de tout le côté du corps
4- Trouble SOUDAIN de l’équilibre et de la marche, qui peut conduire à la chute
5- Perte SOUDAINE de la vision d’un œil

Les symptômes d’alerte sont trop souvent négligés !
Les personnes qui en sont atteintes ont souvent tendance à les minimiser : ces symptômes durent très peu de temps, rarement plus d’une demi-heure, souvent quelques minutes, voire quelques secondes. Les personnes et leur entourage ont trop souvent tendance à mettre cela sur le compte de la fatigue, du stress, ou bien s’il ne voit pas bien d’un œil, sur le compte de leurs lunettes qu’ils pensent devoir changer…
On entend : ‘je dois être fatigué’ ‘je suis trop stressé’, ‘il faut certainement que je change mes lunettes’, ‘je vais aller m’allonger une heure’
Il s’agit d’une mauvaise interprétation de ce qui se passe par la personne qui en est atteinte… Peut être aussi parce qu’elle veut se rassurer …devant un événement qui pourrait lui faire très peur…
En réalité, il n’y a pas une minute à perdre, car cette personne risque de faire une Hémiplégie, c’est-à-dire une attaque cérébrale définitive dans les heures qui suivent…
Et on peut l’éviter si l’on fait les examens immédiatement, sans délai.


Infarctus cérébral constitué (AIC)

L’infarctus cérébral (qui représente 80 % des cas d’AVC) est dû à un caillot de sang qui bouche une artère du cerveau. L’artère bouchée, une partie du cerveau n’est plus irriguée entraînant des dysfonctionnements neurologiques ou une perte de fonction de certaines régions du cerveau (paralysie, troubles du langage ou de la vue). La personne atteinte ne peut plus bouger un côté du corps, elle est paralysée (hémiplégie), ou ne peut plus parler (Aphasie), ou présente une insensibilité d’un côté du corps ne peut plus sentir (anesthésie), ou encore ne peut plus voir d’un côté, ou perd l’équilibre et marche comme une personne ivre.

Qu’est-ce que l’on peut faire ?

Il faut déboucher l’artère et il n’y a pas UNE MINUTE à perdre. Nous n’avons que quelques heures pour le faire. Au-delà, on ne peut plus intervenir, cela serait trop dangereux (risque d’Hémorragie cérébrale). On estime à 3 heures le délai maximal durant lequel le traitement est bien toléré, on peut intervenir sans grand danger.
Les médecins utilisent un thrombolytique, sorte de ‘Destop’, qui peut déboucher l’artère en une heure. Grâce à ce traitement on obtient 40 % de guérison totale à 3 mois au lieu de 25 % sans intervention.

Y a-t-il des symptômes annonciateurs ?

On estime que dans 30 à 40 % des cas, il y a effectivement des symptômes annonciateurs.
Si ces symptômes d’alerte étaient reconnus et pris en compte immédiatement, on pourrait éviter l’attaque cérébrale dans une grande partie des cas. Malheureusement, ils sont rarement reconnus ! On les appelle accidents ischémiques transitoires (AIT)

La principale caractéristique des symptômes d’alerte est leur survenue SOUDAINE. linkVoir les signes d’alerte. 

On peut demander à la personne qui présente ces symptômes :

de maintenir les deux bras tendus à l’horizontale
de lever chacune des jambes alternativement
de prononcer la phrase suivante : « les oiseaux chantent dans les buissons »
de vérifier si elle voit sur les cotés en regardant fixement vos yeux devant elle
de marcher
Si elle ne peut pas faire l’une de ces consignes, ou incomplètement/incorrectement, il peut s’agir d’une attaque cérébrale. Appelez alors immédiatement le 15 ou le 112 pour être dirigé vers une structure de prise en charge adaptée.
Pour en savoir plus :

 linkpdf sur l’infarctus cérébral